YouCat n° 103 à 108
- Jésus est-il vraiment mort ou a-t-il pu ressusciter parce que sa mort n’était qu’apparente ?
Jésus-Christ est réellement mort sur la croix. Son corps a été enseveli. Toutes les sources en témoignent. [627]
En Jean 19, 33, les soldats constatent explicitement la mort de Jésus. D’un coup de lance, ils percent le côté de Jésus et voient que du sang et de l’eau s’en écoulent.
Il faut ajouter à cela qu’on a brisé les jambes aux autres crucifiés – une mesure destinée à accélérer le processus de mort – mais que cela n’a pas été nécessaire pour Jésus car il était déjà mort.
- Peut-on être chrétien sans croire en la résurrection du Christ ?
Non. Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide, vide aussi votre foi (1 Co 15, 14). [631, 638, 651]
- Comment les disciples sont-ils parvenus à la foi en la résurrection de Jésus ?
Les disciples, qui avaient perdu toute espérance, sont parvenus à la foi en la résurrection de Jésus, parce qu’après sa mort, ils l’ont vu de multiples manières, ont parlé avec lui et ont fait l’expérience qu’il était quelqu’un de vivant. [640-644, 656]
Les événements de Pâques qui se sont déroulés à Jérusalem aux environs de l’an 30 ne sont pas une histoire inventée. Sous le choc de la mort de Jésus et de la défaite de leur cause commune, les disciples se sont enfuis. Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël (Lc 24, 21). Ou bien ils se sont barricadés derrière des portes closes. Seule la rencontre avec les Christ ressuscité les a libérés de leur inhibition et les a remplis d’une foi enthousiaste en Jésus-Christ, le Seigneur de la vie et de la mort.
- Y a-t-il des preuves de la résurrection de Jésus ?
D’un point de vue scientifique, il n’y a pas de preuves de la résurrection de Jésus. Il y en a en revanche de très forts témoignages individuels et collectifs de la part des contemporains des événements de Jérusalem. [639-644, 647, 656-657]
Le plus ancien témoignage écrit concernant la résurrection de Jésus est une lettre de saint Paul aux Corinthiens, rédigée vingt ans après la mort de Jésus : Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart d’entre eux demeurent jusqu’à présent et quelques-uns se sont endormis (1 Co 15, 3-6). Paul parle ici d’une tradition vivante qu’il a trouvée dans la communauté chrétienne primitive, lorsque lui-même est devenu chrétien, deux ou trois ans après la mort et la résurrection de Jésus – suite à sa rencontre bouleversante avec le Seigneur ressuscité. Les disciples ont considéré que le tombeau vide était la première indication concernant la réalité de la Résurrection (Lc 24, 5-6). Il se trouve que ce sont des femmes – selon le droit de l’époque leur témoignage n’était pas recevable – qui l’ont découvert. Bien que l’on dise de l’APÔTRE Jean, parvenu à la tombe vide, il vit et il crut (Jn 20, 8), la conviction que Jésus est vivant ne s’est développée que par série d’apparitions. L’Ascension de Jésus a mis fin à ces rencontres avec le Ressuscité. Et pourtant, depuis cette époque jusqu’à nos jours, les rencontres avec le Seigneur vivant continuent : Jésus-Christ vit.
- Lors de sa résurrection, Jésus est-il revenu à la condition physique qui était la sienne pendant sa vie terrestre ?
Le Seigneur ressuscité a permis que ses disciples le touchent, il a mangé avec eux et leur a montré les plaies de sa passion. Son corps pourtant ne relevait plus exclusivement du domaine terrestre, mais du domaine divin du Père. [645-646]
Le Christ ressuscité, qui porte les plaies du crucifié, n’est plus situé dans l’espace et dans le temps. Il peut pénétrer dans une pièce aux portes fermées et peut apparaître à ses disciples en des lieux différents et sous une apparence qui ne leur permet pas de le reconnaître immédiatement. La résurrection du Christ ne fut dont pas un retour à la vie terrestre normale, mais le passage à une autre vie : Le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n’exerce plus de pouvoir sur lui (Rm 6, 9).
- Qu’y a-t-il de changé dans le monde grâce à la Résurrection ?
Puisque désormais la mort n’a pas le dernier mot, la joie et l’espoir sont venus dans le monde. Maintenant que la mort n’a plus aucun pouvoir (Rm 6, 9) sur Jésus, elle a perdu également tout pouvoir sur nous qui appartenons à Jésus. [655, 658]